Depuis plusieurs années, le secteur de la coiffure fait face à une double pression. D’un côté, les charges des salons augmentent (énergie, produits, loyers). De l’autre, le recrutement devient plus complexe, avec des attentes salariales plus élevées, notamment chez les jeunes professionnels.
Dans ce contexte, les partenaires sociaux de la branche ont engagé une revalorisation des minima conventionnels. L’objectif est clair : rendre les métiers plus attractifs et mieux refléter le niveau de compétence des équipes.
L’arrêté du 17 février 2026, publié au Journal officiel du 24 février 2026, vient officialiser cette évolution. Il ne s’agit donc pas d’une recommandation, mais bien d’un cadre qui s’impose désormais à tous les employeurs concernés. Quels sont les nouveaux salaires applicables dans la coiffure ?
1 – Ce que dit la réglementation : qui est concerné et comment ?
Cet arrêté rend obligatoires les nouvelles grilles de salaires prévues par la convention collective de la coiffure. Concrètement, cela signifie que :
- les salaires minima sont revalorisés selon les niveaux de qualification,
- les montants deviennent applicables à tous les salons, qu’ils soient indépendants ou en réseau,
- aucun salarié ne peut être rémunéré en dessous de ces nouveaux seuils.
Point important : cette mesure concerne uniquement les entreprises relevant de la convention collective de la coiffure. Les instituts de beauté, eux, dépendent d’une autre convention collective (esthétique-cosmétique). Ils ne sont donc pas directement concernés par cet arrêté, même si, dans les faits, des logiques similaires de revalorisation peuvent aussi exister dans leur branche.
2 – Quelles sont les nouvelles rémunérations applicables ?
Une nouvelle grille de rémunération s’impose aux gérants de salon de coiffure :
- Le salaire conventionnel le plus bas est le niveau 1, pour les coiffeurs débutants ou coiffeurs : il est de 1 843€ brut/mois pour 35h travaillées,
- Ce montant est déjà supérieur au SMIC (1 823,03€ au 1er janvier 2026), ce qui renforce la crédibilité du métier,
- Pour les coiffeurs et techniciens qualifiés et hautement qualifiés, donc de niveau 2 : le salaire oscille de 1 869€ à 2 055€,
- Pour les managers et au dessus, de niveau 3 : le salaire évolue de 2 183€ à 3 367€.
3 – Ce que cela change concrètement pour le gérant du salon ?
Ces nouveaux salaires sont applicables sur la paie de mars des collaborateurs de votre salon de coiffure.
- Assurez-vous auprès de votre comptable que ces nouveaux seuils minimums sont bien pris en compte,
- Valorisez cette augmentation auprès de chaque collaborateur : même si elle est imposée par la loi, il est important de rappeler à vos équipes que vous comptez sur leur implication. Une revalorisation salariale peut être l’occasion de redéfinir les objectifs : chiffre d’affaires par jour, taux de remplissage, montée en compétence,
- Mesurez l’impact réel de la hausse de la masse salariale sur votre activité. Une hausse de quelques dizaines d’euros par salarié peut sembler limitée, mais cumulée sur plusieurs collaborateurs, elle peut peser significativement sur votre rentabilité,
- N’hésitez pas à ajuster vos tarifs en conséquence.
Avec le logiciel de gestion Avancy by 3Ci, vous pourrez aussi gérer les temps de travail de vos collaborateurs pour fournir à votre comptable les heures travaillées nécessaire à la réalisation des fiches de paie.



